De Sapporo à Tokyo
Ça y est, nous sommes à Tokyo après déjà une semaine de voyage. Une semaine seulement, et pourtant, les voyages donnent toujours l’impression d’avoir vécu trois semaines en une !
Mes parents nous ont déposés à Nantes. Ensuite, nous avons commencé notre long périple jusqu’au Japon. Nous avons pris le bus jusqu’à Paris, puis nous avons passé une nuit dans un hôtel assez moyen à proximité de l’aéroport. Disons que, pour une seule nuit, c’était correct, mais nous entendions tout de même beaucoup les avions.
À 4 h du matin, le réveil a sonné. Il était temps de rejoindre l’aéroport pour prendre notre avion à 7 h. Nous avons commencé par un vol Paris → Varsovie, puis Varsovie → Séoul et enfin Séoul → Sapporo, au Japon.
Nous avons commencé notre voyage par la région de Hokkaido, l’île située tout au nord du Japon. Nous sommes arrivés assez tard et notre première mission était de récupérer notre voiture de location.
Mais avant cela, nous devions nous rendre dans un 7-Eleven, un konbini, ces petits magasins très répandus et très connus au Japon. Nous devions notamment y imprimer la traduction de notre permis de conduire en japonais, un document indispensable pour pouvoir conduire au Japon.
Une fois cette formalité accomplie, nous sommes enfin allés récupérer notre voiture !
Je n’avais pas vraiment regardé avant de partir, mais au Japon, nous roulons à gauche. Cela fait assez bizarre au début, surtout lorsqu’il faut prendre ses repères, mais finalement, nous nous y sommes vite habitués.
Les limitations de vitesse sont également assez surprenantes. Certaines routes sont limitées à 80 km/h, ce qui nous paraît assez peu. Apparemment, les radars japonais auraient toutefois une certaine tolérance, de l’ordre de 20 à 30 km/h. À vérifier quand même
Après avoir roulé plus d’une heure, nous sommes enfin arrivés à l’hôtel. Nous étions tellement fatigués que nous nous sommes écroulés.
Le lendemain, direction le lac Shikotsu. Pendant un long moment, nous avons longé le lac, entouré de montagnes. Nous sommes ensuite arrivés dans un petit village avec quelques boutiques, un pont et la possibilité de faire du pédalo dans des cygnes blancs ou roses. Nous y sommes restés un petit moment avant de repartir de l’autre côté du lac pour faire une randonnée qui devait durer deux heures.
En arrivant sur place, nous avons eu une petite surprise : la route permettant d’accéder au départ de la randonnée était fermée aux voitures. Il fallait donc compter quatre à cinq heures de marche, et il était déjà assez tard.
Nous avons tout de même commencé à marcher, mais nous avons rapidement fait demi-tour. Nous étions encore bien fatigués du voyage et du décalage horaire.
Le soir, nous avons visité un marché local. C’était un très grand marché où nous avons mangé. Au moment de la fermeture, une musique s’est mise à retentir : un équivalent de « Ce n’est qu’un au revoir, les frères », mais en version japonaise.
Au petit matin, nous avons changé d’hôtel, mais avant cela, direction le cap Kamui.
Le cap Kamui est un phare qui s’avance dans la mer. Pour y accéder, il faut emprunter un petit chemin de montagne. La balade était magnifique, avec les vagues qui venaient se fracasser contre les rochers.
Nous sommes ensuite allés à l’hôtel suivant pour pouvoir enfin bien dormir. Le décalage horaire n’était finalement pas si facile à rattraper !
Pour notre dernière journée à Hokkaido, nous sommes allés à la vallée de l’Enfer. Le Japon est une région très volcanique, et notamment Hokkaido. Dans cette vallée, le volcan est encore actif et rejette des fumées de soufre dans l’air. C’était assez impressionnant à voir.
Il y avait un petit lac dont l’eau était en ébullition. Un peu plus loin, nous avons même pu tremper nos pieds dans une petite rivière d’eau chaude. C’était vraiment agréable et cela nous a permis de profiter tranquillement de cet endroit assez particulier.
Prochaine destination : Sado !
Nous avons embarqué dans un tout petit avion en direction de Niigata. Nous y avons passé une courte nuit avant de prendre le ferry à 6 h du matin.
À notre arrivée sur l’île, nous avons récupéré une voiture au port avant de commencer notre découverte de Sado.
Sado est une île réputée pour ses magnifiques paysages, ses toki, un oiseau emblématique de l’île, mais aussi pour ses anciennes mines d’or.
Nous avons loué des embarcations en forme de baignoire ! Aux commandes, une Japonaise avec son petit chapeau nous a fait faire une balade sur l’eau.
Ensuite, nous sommes allés visiter une ancienne mine d’or. C’était vraiment très intéressant et assez impressionnant, car une grande partie des installations a été conservée. Des personnages reconstitués reproduisaient même les gestes des mineurs de l’époque, ce qui permettait de mieux imaginer les conditions dans lesquelles ils travaillaient.
Après cela, nous avons voulu prendre un goûter tranquillement au bord de la mer. Une dame s’est approchée de nous pour nous poser quelques questions. Jusque-là. Mais rapidement, elle a commencé à nous parler de bouddhisme et d’un monsieur dont nous n’avions jamais entendu parler.
Elle voulait absolument que nous allions avec elle pour prier. Nous avons essayé de refuser gentiment, mais elle insistait. Nous avons finalement trouvé une solution radicale : lui donner un faux numéro de téléphone pour être tranquilles !
Après quelques recherches et en analysant un peu la situation, nous nous sommes rendu compte qu’il s’agissait en réalité d’une sorte de secte. Une arnaque apparemment assez répandue au Japon.
Nous nous sommes ensuite dirigés rapidement vers une auberge connue pour accueillir beaucoup de chats. La dame qui nous a accueillis était très sympathique et chaleureuse. Cela faisait du bien après la mésaventure que nous venions de vivre ! Elle nous a également indiqué un endroit où nous pouvions observer les toki.
En fin de journée, nous sommes allés manger dans un restaurant traditionnel. Nous avons visiblement fait quelques erreurs dans notre façon de manger et nous avons eu l’impression d’être un peu jugés. Nous nous sommes regardés en nous demandant ce que nous avions fait de travers… Oups !
Le 6 octobre, il était déjà temps de quitter Sado. Nous avons rendu la voiture, pris le ferry, puis le train et enfin le métro, avant d’arriver dans notre appartement à Tokyo. Nous allons y rester une semaine.
Le Japon est vraiment un pays très intéressant, mais nous avons parfois l’impression de faire un peu tout de travers d’un point de vue social, même si nous faisons pourtant très attention. Les gens parlent très peu fort, il existe de nombreux rituels et il y a des façons de faire bien précises pour beaucoup de choses.
Nous avons encore plein de choses à apprendre et à découvrir sur cette culture à la fois riche et complexe.
Et maintenant, place à Tokyo !
0 commentaires