Oman – Paris
Voici les premiers mots de la fin d’un chapitre.
Aller, venir, traverser les frontières : un mode de vie devenu mon quotidien. Je ne suis plus qu’un simple voyageur, mais un véritable nomade.
Certes, il y a beaucoup de plaisir, mais également de nombreux doutes quant aux choix de vie. Une quête de compréhension de soi qui semble ne jamais s’arrêter. D’autres questionnements : pourquoi est-ce que je veux voyager ? Quel est mon véritable intérêt ? Quel est mon but final ?
Je suis parti avec l’objectif de rejoindre l’Australie, mais dans quel but ?
J’ai envie de visiter de nombreux pays, mais est-ce vraiment un objectif de cocher tous les pays de ma liste de souhaits ?
Peut-être est-il parfois préférable de laisser certains rêves rester des rêves.
Peut-être que l’imagination est parfois plus belle que la réalité.
En effet, aujourd’hui, voyager est devenu beaucoup plus facile, ce qui a transformé de nombreux lieux authentiques en simples opportunités de business.
Ce qui m’intéresse dans le voyage, c’est le plaisir d’explorer et de rencontrer des locaux qui me voient comme un être humain curieux de la vie, plutôt que comme un simple portefeuille européen.
Ce ressenti est de plus en plus présent au fil des kilomètres. Ce n’est pas une généralité, mais une certaine réalité.
Et si mon bonheur était ailleurs ? Et si cet ailleurs était l’endroit où se trouve véritablement mon bonheur ?
J’ai tout de même conservé le plaisir de voyager, notamment dans ce pays que j’ai pu visiter après l’Inde : Oman.
Un pays encore très authentique, préservé et éloigné du sur-tourisme.
En arrivant à Muscat, la capitale, j’ai d’abord visité cette ville de taille moyenne, avec une très belle mosquée, tout en respectant les règles de ce pays, notamment durant la période du Ramadan.
Après être resté deux jours, j’ai loué une voiture pour visiter l’intérieur du pays. Je n’avais jamais conduit de véhicule automatique, encore moins de 4×4. La sortie du parking n’a pas été simple, mais j’ai finalement roulé sur les routes omanaises le long de la côte. J’ai d’abord rejoint la ville de Sour, puis les plages où pondent les tortues. Je n’ai pas vu de tortues, mais je suis resté assez loin pour ne pas les déranger. J’ai pu dormir dans ma tente non loin de la plage.
Le lendemain, je reprends le volant pour me rendre à une réserve d’eau chaude à Wadi Bani Khalid. Il y avait quelques touristes qui se baignaient.
Je continue mon chemin jusqu’à la ville de Nizwa pour visiter un fort et essayer de mieux comprendre l’histoire de ce pays.
J’ai également appris sur la géologie particulière du pays, ce qui explique qu’ils ont des réserves de pétrole et de gaz.
En fin de journée, je plante la tente dans un camping.
Le jour suivant, je suis allé au plus grand canyon du Moyen-Orient : Jebel Shams. J’ai beaucoup aimé ce lieu où de nombreuses randonnées sont possibles le long de ce décor magique, accompagné de chèvres. Je le considère comme l’un des plus beaux lieux que j’ai pu visiter.
N’ayant pas prévu suffisamment d’essence, je redescends après avoir passé la journée sur place. Je fais le plein et cherche un endroit où dormir. Je compose le numéro affiché sur une pancarte pour un camping.
La personne m’informe que le camping est fermé, mais qu’il dispose d’un hôtel où je peux prendre une douche et recharger mon téléphone. Finalement, je dors dans la voiture, très confortablement.
L’avant-dernier jour avec la voiture, je parcours des routes sinueuses de montagne, toujours dans un décor magnifique, avançant de 2/3 kilomètres par heure. Je rejoins finalement le club Lookéa pour une journée de repos.
Le lendemain, je rends la voiture puis retourne en Inde pour participer à la fête des couleurs.
Je retrouve des personnes que j’avais déjà rencontrées pour aller au cœur de la fête.
Pendant 2/3 jours, j’ai pu approfondir la culture hindoue.
Le samedi 15 mars, je suis de retour à Paris.
La fin d’un chapitre, d’un voyage ou d’une étape.
Je ne connais pas la suite. Je ne sais pas si un jour je reprendrai ce chemin et, si je le reprends, à quel endroit et dans quel objectif ?
Ce que je sais, c’est que je ne veux plus programmer les choses. J’étais parti avec un tracé fait, mais je me rends compte que je n’aime pas ça.
Je préfère simplement suivre mon intuition, comme j’ai toujours essayé de le faire. Je veux garder le plaisir de découvrir, de partir et de revenir.
J’ai également découvert un nouveau plaisir ces dernières années. J’ai découvert un monde, un univers que j’apprécie beaucoup et qui me permet de continuer à voyager.
L’animation et les saisons font aujourd’hui partie de mon quotidien également, et j’espère continuer.
On verra ce que dira le prochain article si un jour j’en écris un nouveau. Peut-être que je garderai cela comme un journal en parlant d’animation ou de futurs voyages.
Je m’appelle Dimitri VIGNAIS, blond, yeux bleus, imprévisible parfois même impulsif dans les prises de décisions. Je ne suis pas très grand, émotif, sensible, honnête, gentil, pas toujours à l’aise avec les rapports humains, et je suis LIBRE.
Pour autant, jusqu’à maintenant, j’avais toujours accepté la manière dont était construite la société. Ce qu’elle implique dans nos façons de penser, de vivre, de réflexion autour de sujets variés comme la réussite, l’argent, les mœurs, la vision d’une vie routinière et le sentiment d’être indifférent les uns des autres. Un cycle de vie que nous suivons tous par obligation ou par un accord avec ce choix de vie. J’ai fait des études, j’ai commencé à travailler, gagner de l’argent, avoir un appart, des potes, il faudrait une copine, un projet d’achat, un mariage, des enfants, une crise de la quarantaine, un départ en retraite et une croix sur ma tombe…
Et surtout je suis LIBRE.
The Passenger
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