Belgrade – Dubrovnik du 07 octobre 2024 au 31 octobre 2024
Ce voyage ressemble davantage à des montagnes russes qu’à une simple croisière en catamaran où l’on se dore la pilule.
Après quelques jours passés à visiter Belgrade, j’envisage de me rendre à la frontière roumaine pour voir le Danube, fleuve qui traverse plusieurs pays d’Europe de l’Est.
Sur la route, je fais la connaissance d’un joueur de volley-ball professionnel serbe.
Un soir, alors que je dors dans ma tente, la police vient me rendre visite.
J’ai également échangé avec un jeune homme qui a essayé de m’expliquer l’histoire de la Serbie, autrefois partie de la Yougoslavie.
Après avoir visité la forteresse de Golubac, je longe le fleuve en compagnie d’un couple de retraités allemands. Ils m’expliquent qu’ils ont voyagé dans près de 150 pays. Je poursuis mon chemin vers le sud de la Serbie.
C’est difficile de communiquer car beaucoup ne parlent pas anglais.
Un Serbe, d’une grande gentillesse, me propose à boire et à manger. Nous parcourons ensemble une centaine de kilomètres. Je termine ma journée avec un livreur de produits agroalimentaires pour rejoindre la ville : Niš. Nos échanges sont riches. Je fais le constat que certains regrettent la Yougoslavie, d’autres avancent, mais peu aspirent à intégrer l’Union européenne.
À Niš, je prends le temps de me reposer. Je visite un ancien camp de concentration.
Ma prochaine destination est le parc national de Tara, à l’ouest de la Serbie. L’auto-stop est facile en Serbie. J’ai rencontré des militaires, des routiers, des agents immobiliers et même un professeur de trompette. J’arrive rapidement dans les forêts du parc sauvage où je randonne pendant des heures dans des paysages dignes de cartes postales.
Après une pause rafraîchissante, je me dirige vers la Bosnie. Dragan, un papa d’enfant voyageur adorable m’emmène à la frontière.
En Bosnie, les contrôles de police se font plus fréquents. Je réalise que j’ai été davantage contrôlé à pied qu’en voiture.
Le 19 octobre a été riche en émotions.
On m’a déposé dans un endroit isolé au milieu de nulle part, j’attends désespérément une voiture. Une heure, deux heures, trois heures passent, et la nuit commence à tomber. Épuisé, je cherche un endroit pour camper, mais la zone est infestée de chiens errants qui n’apprécient pas ma présence. Je décide de retourner à la route, perdu dans la nuit, et je suis mon instinct. Un homme s’arrête et accepte de me conduire jusqu’au prochain village. Je suis soulagé. Le lendemain, j’arriverai à Sarajevo.
Je rencontre Umir, un Canadien rencontré sur Couchsurfing. On visite la ville ensemble. En nous rendant au musée du génocide, nous croisons Ismaël, un turc qui y travaille. Il nous fait une visite guidée.
On le retrouve un peu plus tard dans la ville, il nous raconte l’histoire de Sarajevo, où l’assassinat du roi autrichien : Franz Ferdinand d’Autriche a déclenché la Première Guerre mondiale le 28 juin 1914.
Nous terminons notre journée dans un bar traditionnel. Nous rencontrons d’autres voyageurs.
Deux jours plus tard, j’essaie de quitter la ville en auto-stop, mais en vain. Ne parvenant pas à trouver de voiture, je prends un bus pour Konjic. Je passe la nuit dans une auberge offrant une vue splendide sur la ville et les montagnes.
L’auto-stop devient de plus en plus difficile et ma patience s’épuise. Après de longues heures d’attente, une Belge m’emmène jusqu’à Mostar, ville connu pour son pont et son histoire marquée par les guerres.
À l’auberge, un Américano-indien me propose de découvrir la ville ensemble.
Depuis Mostar, je me rends à Blagaj pour visiter une grotte le long de la rivière.
Le stop me fatigue alors je remonte à Mostar et prend un bus pour Dubrovnik.
Ce voyage est très différent du précédent. J’ai cette impression de ne plus trouver ce que je recherche dans l’esprit du voyage. Un questionnement sur le pourquoi. Des réponses naissent ou renaissent. Je serai là où le vent me mène.
En route vers le Monténégro !
Très sympas tes photos de la Serbie et de la Bosnie!!
Une Histoire très complexe et compliquée!!!
Bon courage Dim ! Ce voyage a l’aire lunaire mais profite de ce que tu vie des gros bisous