Turin – Belgrade – du 25 septembre 2024 au 07 octobre 2024
Au moment où j’écris cet article, je suis seul, assis par terre dans le hall de l’aéroport. J’attends l’heure pour l’enregistrement de mon bagage. Je fais un petit virage à 90°, un changement de direction, afin que mes envies et mon instinct me conduisent là où je dois aller.
En voyageant, j’aime explorer, apprendre, et rencontrer de nouvelles personnes… En Italie, malgré la beauté des paysages, je n’ai pas réussi à retrouver ce plaisir.
En effet, entre le sur-tourisme, la fatigue accumulée durant la saison estivale et le retour à une certaine solitude, je ne m’attendais pas à être autant perturbé. Malgré tout, je sens que ce second voyage a quelque chose à m’apporter.
En partant de Turin, je comptais descendre vers le sud en stop. Un bus s’est arrêté pour m’aider et m’a déposé aux alentours d’Alba. Le chauffeur a demandé à un collègue de me rapprocher de Gênes. Ne sachant pas où descendre, je me suis retrouvé de nouveau près d’Alba. Un petit tour gratuit en bus, finalement !
Je reprends alors le stop vers le sud. Les temps d’attente s’allongent mais j’ai fait de belles rencontres : une mère de famille qui m’a proposé de camper dans son jardin et de partager un repas avec sa famille. J’ai aussi croisé Christine, la mère d’un autre voyageur, ainsi que Carlos, un agent immobilier local. Grâce à eux, j’ai pu découvrir la campagne italienne.
J’arrive à une station-service et je comprends la difficulté à voyager en auto-stop. Après plusieurs heures d’attente, je décide de poursuivre mon voyage en prenant un train en direction de Gênes, où j’ai passé une nuit avant de rejoindre les Cinque Terre. Là-bas, je choisis de randonner entre les villages. Avec mon sac à dos, cela n’a pas été facile à cause des dénivelés et des nombreuses marches.
J’ai donc alterné entre train et randonnée. Les paysages sur les sentiers de trek étaient magnifiques, avec des vues imprenables sur la Méditerranée. Malheureusement, le sur-tourisme dans les villages a terni l’expérience, et je crains que ce soit une réalité que je rencontre plus fréquemment durant ce second périple. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je change d’itinéraire. J’y reviendrai plus tard.
Pour ma première nuit dans les Cinque Terre, j’ai eu la chance de pouvoir planter ma tente sur un remblai à Corniglia, un endroit étonnamment calme et sans passage. Le lendemain, sac sur le dos, je continue mon périple jusqu’au village de Riomaggiore. Je me pose sur une plage rocheuse et je décide de rester pour la nuit, sous un magnifique coucher de soleil. Comme il n’y avait pas d’endroit où planter la tente, j’ai dormi à la belle étoile. Le réveil a été un peu moins sympa : 6 h du matin, sous la pluie.
Je quitte Les Cinque Terre. Je prends le premier train pour Florence. Je prends le temps de visiter cette petite ville. Grâce à l’application Couchsurfing, je participe à un événement qui me permet de rencontrer des personnes de différentes origines.
Deux jours plus tard, je change de cap et me dirige vers Milan. L’Italie, malgré ses jolis paysages, ne m’a pas enchanté autant que je l’avais imaginé. J’essaie toujours de suivre mon instinct et plus particulièrement en voyage. C’est pourquoi, j’attends le premier vol de ce périple, avec une nouvelle destination en vue : la Serbie
Merci Dimitri ,pour ces belles photos!!!
Je me suis retrouvée quelques mois en arrière aux Cinque Terres, Florence et Milan
Des bisous
Chantal