De Ushuaïa à Mendoza – du 28/01 au 28/02/2023
Tic-tac, tic-tac, tic-tac… cela fait déjà 1 mois que j’ai quitté Ushuaia – 1 mois sur les routes de la Patagonie – 1 mois de plus dans ce projet plein de surprises…
En quittant Ushuaia, je remonte jusqu’au Chili. J’attends, tic-tac, quelques heures avant de trouver une voiture pour aller à Porvenir. Une petite ville où m’attend un ferry pour Punta Arenas. Après une nuit dans ma tente au bord de l’eau, je rejoins l’autre rive. La ville de Punta Arenas n’est pas vraiment jolie mais ce qui m’attend après semble bien plus attractif.
Durant tout ce voyage, je n’ai jamais vraiment regardé sur internet avant d’arriver à un endroit.
Du coup, je découvre au fur et à mesure tel un enfant qui déballe ses cadeaux à Noël – comme un enfant insouciant capable de dire j’aime ou je n’aime pas.
Cela s’est confirmé en allant jusqu’à Torres del Paine.
Torres del Paine est un lieu populaire au Chili. Un lieu Idéal pour faire de nombreuses randonnées. C’est aussi un endroit avec beaucoup de touristes. Les chemins étaient bondés de monde. Les propositions de treks étaient à des prix très élevés. Une ville à touristes !
Mon moi intérieur ne se sentait pas très bien dans cet endroit. J’ai donc vite déguerpi pour revenir en Argentine.
Sur la route 40 de la Pantagonie, il y a plusieurs étapes incontournables.
La première : El Calafate – Plus précisément, le glacier Perito Moreno. Un glacier qui s’étend sur plus de 250 km². On le voit s’effondrer petit à petit mais il est réputé pour se régénérer tout seul.
Je reste quelques jours dans la ville pour me reposer et faire un peu la fête (avec ou sans modération selon les envies haha !
Étape n°2 : El Chaltén – un lieu très sympa avec d’autres treks (beaucoup moins chers).
J’attaque alors Le Fritz Roy : 4km jusqu’au premier campement. Après une nuit au bord d’un magnifique lac, j’attaque le dur. Sur mon chemin, je recroise un allemand rencontré à El Calafate. Nous continuons alors ensemble le trek. Après s’être battu avec le vent et avoir grimpé dans les cailloux, on atteint le glacier mis en valeur par un très joli lac.
Après 2/3 jours dans la ville de El Chaltén, je décide de rejoindre l’étape n°3.
Toujours en faisant du stop – jusque-là ça allait mais je commence à connaître de vrais difficultés. J’attends parfois jusqu’à 6h avant de trouver une voiture simplement pour faire une cinquantaine de km. Cela peut paraître beaucoup en France mais en Argentine cela ne représente qu’un fragment de route. Cela n’empêche pas les belles rencontres.
J’ai rencontré une Chilienne dans un camping géré par un ancien policier très sympa à Perito Moreno.
Elle fait la même route que moi alors on décide de faire du stop à 2 pour faire passer le temps plus vite.
Le temps passe plus vite mais cela n’empêche pas des attentes de plusieurs heures dans un vent intenable. Les nerfs commencent à chauffer… Nous sommes alors bloqués à Rio Mayo.
Mais parfois, il ne faut pas perdre espoir et la vie vient apporter son aide : un bus passe et on lui demande de s’arrêter. Nous décidons d’acheter un ticket pour se rendre à El Bolson.
El Bolson – un très joli lieu – un village au milieu des montagnes, des rivières… Je dors en auberge comme beaucoup de fois durant mon passage en Patagonie. Je trouve le concept très agréable et cela permet les rencontres. Je reste quelques jours pour me balader dans les treks proches du centre tels que le El Paraizo Azul.
Étape suivante : Bariloche. Je reste 2 nuits pour profiter du carnaval – une ville avec quelques plages et une rue touristique.
Au nord de Bariloche, la route des 7 Lagos m’attend. Je rencontre un couple en van qui m’emmène jusqu’au premier lac. Un lac au milieu des montagnes où l’on peut se baigner. Une belle surprise !
Je dors à la belle étoile avant de reprendre la route jusqu’à San Martin de los Andes. Je reste également quelques jours dans un camping.
Je commence à me lasser du stop. Je décide de prendre un ticket de bus jusqu’à Mendoza. Une longue route (20 heures de bus au total) jusqu’à la ville du vin. Une ville riche de vignobles et de caves.
Avec un argentin que j’ai rencontré plus tôt ainsi qu’un ami a lui et un anglais rencontré dans le bus, nous visitons les alentours de Mendoza.
Sur tout ce chemin, j’aurais découvert la Patagonie, ses animaux, ses paysages, une partie de ses secrets, mais, je crois qu’il faudrait une vie entière pour la connaître entièrement.
Mon objectif est simple : vivre des expériences.
J’ai pris plaisir à longer la route 40 malgré les longues heures d’attentes. Je sais que d’autres expériences m’attendent encore.
On dit qu’il ne faut pas regarder en arrière. Malgré tout, je regarde la route déjà effectuée. J’admire ce que la vie m’a fait vivre. Mais pendant ce temps, le temps passe encore, et toujours plus vite…
tic-tac, tic-tac, tic-tac…
Quel périple !!; Un grand Bravo de courage de volonté et d’authenticité de vie.
On t’aime fort Mimi..
Hâte que tes parents te retrouve pour nous faire vivre a travers votre petit bout de chemin ensemble de merveilleux moments..
A très vite.❤️❤️